Multiples artistes

Territoires
4 mars 2026 au 11 avril 2026

Marie-Eve Beaulieu, Louis-Philippe Côté, Marc-Aurèle Fortin, Benjamin Klein, Josiane Lanthier, David Nash, Julie Ouellet, Jean Paul Riopelle, Goodridge Roberts, Natalja Scerbina, Marc Séguin, Françoise Sullivan, Frédérique Ulman-Gagné, et Irene F. Whittome. 

La galerie présente une exposition collective réunissant une dizaine d’œuvres d’artistes historiques et contemporains autour d’une réflexion centrale : comment traduire une expérience personnelle du territoire ?

Genre fondateur de l’histoire de l’art canadien et québécois, la peinture de paysage est ici envisagée comme un espace d’observation, de projection symbolique et d’expérimentation formelle. À travers des regards profondément singuliers, l’exposition met en dialogue différentes époques et sensibilités, révélant la richesse et la complexité de ce champ artistique.

Le parcours débute avec un paysage de Marc-Aurèle Fortin réalisé vers 1947-1950, avant d’évoquer les bouleversements esthétiques qui ont durablement impacté les arts visuels à l’échelle mondiale. L’essor de l’abstraction et l’expression du ressenti intérieur redéfinissent alors le rapport à la nature. Les paysages abstraits réalisés à Superbagnères, dans les Pyrénées françaises, par Jean Paul Riopelle témoignent de ce tournant majeur dans la représentation du territoire. La dimension expérientielle du paysage s’affirme aussi dans les œuvres sur papier et sur toile de Françoise Sullivan, nourries par ses séjours en Grèce et en Turquie dans les années 1990, où l’expérience sensible des panoramas montagneux devient en elle-même le véritable sujet.

En filigrane, l’héritage du Groupe des Sept traverse l’exposition, rappelant le rôle central du paysage dans la construction de l’identité artistique canadienne. Cette filiation se prolonge chez plusieurs artistes contemporains, dont Josiane Lanthier.

Les œuvres de Marc Séguin, Julie Ouellet, Benjamin Klein, Frédérique Ulman-Gagné, Louis-Philippe Côté, Jessica PetersMarie-Eve BeaulieuetNatalja Scerbina proposent des lectures distinctes du territoire, oscillant entre abstraction, figuration, mémoire, narration, geste et regard critique. L’exposition se conclut par l’approche épurée du sculpteur britannique David Nash, dont les œuvres sur papier instaurent un dialogue sensible entre volume et couleur. En rassemblant ces approches plurielles, l’exposition affirme la pertinence renouvelée du paysage, envisagé à la fois comme motif et comme expérience sensible. 

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