Jean Paul Riopelle

Honni soit qui mal y pense (1987.04EST.GR)

Eau-forte sur papier
1987
56 x 75,5 cm (22 x 29,75 po)
Prix disponible sur demande

À propos de l'artiste

Jean Paul Riopelle

Jean Paul Riopelle

Jean Paul Riopelle naît à Montréal le 7 octobre 1923. À l'âge de dix-sept ans, il entre à l'École Polytechnique, et y reste moins de deux années, las d'un enseignement trop rigide. C'est alors qu'il est invité à s'inscrire à l'École du Meuble, où il fera la rencontre de Paul-Émile Borduas. Auprès de Borduas, il fera ses premières œuvres abstraites, côtoyant ceux qui bientôt porteront le nom, à partir de 1946, des Automatistes. L'année 1948 sera mouvementée pour Riopelle, surtout occupée à la rédaction du manifeste du Refus Global et à sa défense publique après sa parution en août. À la fin de cette même année, il part avec sa famille pour s'installer à Paris.

Sa carrière professionnelle démarre sur les chapeaux de roues : une première exposition-solo en 1949 à la Galerie La Dragonne à Paris, soulignée par la publication de son premier catalogue d'exposition - avec un texte poétique d'André Breton; elle sera suivie de multiples expositions de groupe en France, en Italie, en Espagne, en Angleterre et en Suède, au début des années 1950. À partir de 1954, il exposera régulièrement ses œuvres à la Galerie Pierre Matisse de New York et en 1966, il entre à la Galerie Maeght de Paris, où il y tiendra des expositions à tous les deux ans. Le Musée du Québec à Québec lui consacre une rétrospective à l'été 1967, puis en 1972 il aura une grande exposition intitulée Ficelles et autres jeuxau Centre culturel canadien et au Musée d'art moderne de la ville de Paris. En 1981-1982, le Musée national d'art moderne de Paris organise une grande rétrospective de son œuvre qui sera ensuite présentée au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée d'art contemporain de Montréal, au Mexique et au Vénézuela. En 1991, ce sera au tour du Musée des beaux-arts de Montréal de lui consacrer une rétrospective, à l'occasion de l'inauguration du nouveau pavillon Jean-Noël Desmarais. La Galerie Simon Blais de Montréal présenta en 1997 une exposition autour des œuvres sur papier de Riopelle, accompagnée de la publication du livre Tigre de papier, œuvres sur papier 1953-1989.

En 1992, le décès de celle qui avait été sa compagne parisienne durant près de vingt ans, Joan Mitchell, bouleverse Riopelle qui se remet à la peinture, et peint la plus grande fresque de sa vie, l'Hommage à Rosa Luxemburg. Il s'agit d'un triptyque, peint sur une toile qu'il déroule au fur et à mesure que progresse sa composition, et qui sera tendue plus tard sur des châssis de bois totalisant environ quarante mètres. Cette œuvre est maintenant exposée au Musée national des beaux-arts du Québec à Québec.

Jean Paul Riopelle est décédé le 12 mars 2002 à l'Îsle-aux-Grues